Bilan positif de la restauration des landes et prairies sur Sainte-Gemme

Date de l'actualité: 
24/02/2020

Des propriétaires privés se sont engagés dans un contrat Natura 2000 pour la restauration de leurs landes et prairies sur la commune de Sainte Gemme.
Après une première phase de travaux à l’hiver 2020, le bilan s’avère très positif.
Des espèces remarquables ont été observées, telles que la Renoncule à trois lobes.

BruyereSuite aux travaux, les espèces typiques des landes reprennent et plusieurs espèces des landes humides, pelouses et landes sèches sont présentes (Tuberaria guttata, Salix repens, Lobelia urens, Arenaria montana…). Quelques légères dépressions accueillent des espèces relevant d’habitats d’intérêt communautaire (Radiola linoides, Lotus angustissimus, Juncus capitatus, Lythrum hyssopifolia, Juncus bufonius…) qui abritent parfois le Lycopode inondé. La présence de ces espèces est encourageante car l’objectif initial de création d’un milieu favorable au Lycopode inondé pourra être envisagé.

Lors d’une visite du site, une renoncule annuelle d’origine méditerranéenne a été découverte en plusieurs endroits, au niveau de petites dépressions à la végétation clairsemée qui conservent une humidité temporaire jusqu’au début du printemps : il s’agit de la Renoncule à trois lobes (Ranuculus trilobus), espèce principalement présente en Corse et en quelques foyers du Midi méditerranéen, ainsi que dans quelques localités des îles d’Oléron et de Ré. Cette espèce, protégée en Poitou-Charentes, a été récemment évaluée en catégorie « Vulnérable (VU) » dans la liste rouge de la flore vasculaire du Poitou-Charentes et constitue une espèce déterminante pour les ZNIEFF.

La présence de cette espèce et celle d’autres espèces floristiques remarquables et/ou caractéristiques de milieux à fort enjeu de conservation telles que Carex punctata, Scirpoides holoschoenus, Trifolium glomeratum, Equisetum ramosissimum, Serapias lingua confirment encore la forte valeur patrimoniale de la végétation naturelle de cette propriété et la nécessité de sa conservation.

Crédits photos : A. Orseau/LPO